Hebdomadaire du 18 novembre 2018

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue sur notre hebdomadaire financier.

Cette semaine nous vous proposons un article sur le Brexit et Theresa May.

« Lady Brexit » dans la tourmente. Theresa May a présenté cette semaine au parlement britannique l’accord conclu avec Bruxelles sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. De plus elle est allée ce jeudi au parlement pour défendre cet accord et convaincre les parlementaires d’approuver ce-dernier. La Première ministre britannique, a d’ailleurs averti les députés qu’ils avaient le choix entre le projet d’accord de divorce conclu avec l’Union européenne, pas d’accord ou « pas de Brexit du tout ».Pour Mme May « Le choix est clair : nous pouvons choisir de partir sans accord, risquer qu’il n’y ait pas de Brexit du tout ou soutenir le meilleur accord négociable ».

Toutefois elle est loin de faire l’unanimité et les fractures qui étaient déjà nombreuses au sein même de son camp n’ont fait que se renforcer. En effet quatre ministres, dont celui en charge du Brexit, et deux assistants ministériels de Theresa May ont annoncé leur démission ce jeudi. De plus certains députés ont appelés à une motion de défiance. Si les 48 voix sont réunies – 37 ont été rassemblées à ce jour – Theresa May aura besoin de plus de la moitié des membres de son parti pour l’aider à rester au pouvoir. Si elle ne reçoit pas le soutien nécessaire, May devra démissionner.

Malgré cela, la Première ministre a répété sa détermination à aller jusqu’au bout de son projet « Je tiens à remercier ceux qui ont démissionné ce jeudi et qui ont servi leur pays ». Par ailleurs elle a martelé devant la presse britannique à Downing Street que « L’intérêt du pays, passe avant tout, je maintiens que cet accord est le meilleur possible pour le Royaume-Uni » et en a profité pour répondre aux détracteurs, « Je comprends que certains soient déçus de ce compromis mais il faut parfois prendre des décisions difficiles et la majorité du peuple britannique s’était exprimé pour la sortie de l’Union Européenne ». Toutefois la majorité à laquelle elle fait référence n’existe plus, et si un nouveau référendum devait avoir lieu, le maintien au sein de l’Union l’emporterait haut la main. Non seulement May n’a plus le soutient du parlement mais aussi de la population elle-même.

De plus la crise politique qui secoue le Royaume-Uni a provoqué sur les marchés une chute de 2 % de la livre sterling jeudi, son plus fort recul depuis deux ans. En Bourse, les promoteurs immobiliers subissaient le gros de l’impact, en recul de 6 % à 7 %, les investisseurs anticipant une chute du prix de la pierre en cas d’un Brexit sans accord. Les banques britanniques étaient aussi en recul.

Cette situation houleuse inquiète grandement les marchés financiers qui avaient envisagés qu’un accord soit signé sur départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Il faut rappeler que depuis le vote du Brexit en 2016 une partie des activités bancaires et financières ont été déplacées de Londres à Francfort ou Paris. Avec cette nouvelle menace, c’est probablement toute la City qui va faire ses bagages.

Pour en savoir plus : https://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2018/11/16/royaume-uni-stephen-barclay-nomme-ministre-du-brexit-par-theresa-may_5384650_4872498.html

Nous espérons que cela vous a plu ! À la semaine prochaine pour un nouveau numéro !

Rédigé par : COLOTTE Guillaume pour IÉSEG Finance

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