C’est officiel, l’Italie s’engouffre dans une nouvelle récession.

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue sur notre hebdomadaire financier.

Cette semaine nous vous proposons un article sur l’entrée en récession de l’Italie.

C’est officiel, l’Italie s’engouffre dans une nouvelle récession.

Une semaine à peine après avoir assuré, lors du forum de Davos, que l’économie italienne était sur la voie du rebond, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, s’est vu signifier un cruel démenti, en annonçant ce mercredi que le produit intérieur brut (PIB) italien avait connu une nouvelle « contraction » au quatrième trimestre de 2018. Propos qui ont par la suite été confirmés par l’Institut italien de statistiques (Istat). Selon ce-dernier, le PIB a reculé de 0,2 % sur les trois derniers mois de l’année dernière. Ces mauvais résultats arrivent après une baisse de 0,1 % enregistré au troisième trimestre, il s’agit donc du deuxième trimestre consécutif de repli de la croissance. Autrement dit, l’économie italienne est en marche arrière et l’Italie replonge donc, seul pays en Europe, dans sa troisième phase de récession dite « technique » en dix ans.

Le chef du gouvernement a réagi en assurant que ce mauvais résultat était « transitoire » et lié aux tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, avant d’assurer que la mise en œuvre du budget, qui prévoit des mesures de soutien à la consommation mais aussi aux investissements, relancerait la croissance et que le retour à celle-ci était imminent. Le vice-premier ministre Luigi Di Maio a quant à lui lancé la chasse aux coupables, en cherchant à démontrer que ces mauvais résultats prouvent que « le Parti démocrate ne nous avait jamais sortis de la crise ».

En effet, selon lui, le précédent gouvernement avait truqué les statistiques officielles pour présenter son action sous un jour favorable. Et si la conjoncture s’est dégradée à partir de l’été 2018, cela ne fait que démontrer « la faillite d’une classe politique que les électeurs ont renvoyée chez elle le 4 mars ». Cette situation fragilise d’avantage le gouvernement déjà vacillant et va compliquer encore plus l’équation budgétaire de la coalition populiste au pouvoir qui avait rappelons-le voté pour une augmentation du déficit budgétaire passant de 0,8% à 2,04% du PIB.

De plus ce budget est basé sur une croissance de 1 %, une prévision jugée très optimiste par les experts et institutions internationales. Or si la croissance est moindre, le déficit risque de se creuser davantage. La Banque centrale italienne et le Fonds monétaire international (FMI) prévoient une hausse du PIB de 0,6 % en 2019, tandis que l’agence de notation Standard & Poor’s table sur 0,7 % et Oxford Economics sur 0,3 %. En attendant une seule chose est à retenir, l’économie italienne est malade.

Pour en savoir plus : https://www.capital.fr/economie-politique/litalie-est-entree-en-recession-fin-2018-1325812

Nous espérons que cela vous a plu ! À la semaine prochaine pour un nouveau numéro !

Rédigé par : COLOTTE Guillaume pour IÉSEG Finance

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