Inquiète, la BCE renforce ses soutiens à l’économie européenne

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue sur notre hebdomadaire financier.

Cette semaine nous vous proposons un article sur les nouveaux soutiens de la BCE à l’économie européenne.

Inquiète, la BCE renforce ses soutiens à l’économie européenne.

S’il était acquis que la croissance marquait le pas en Europe, les observateurs disposent d’estimations actualisées pour mesurer l’ampleur phénomène. Prenant acte de l’incertitude et du ralentissement économique, l’institution basée à Francfort a rejoint le constat fait par l’OCDE en sabrant lourdement ses perspectives de croissance pour la zone euro : alors qu’elle tablait jusqu’à présent sur une hausse de 1,7% pour 2019 et 2020, la BCE ne s’attend plus qu’à 1,1% cette année avant un rebond de 1,6% l’an prochain.

Face à cet essoufflement plus marqué qu’attendu, la BCE a été contrainte d’adapter son discours. Il n’est ainsi plus question de la première hausse des taux envisagée à la fin de l’été. C’est Mario Draghi, le président de la BCE qui l’a lui-même confirmé en expliquant que les taux devraient rester au plancher « au moins jusqu’à la fin de l’année » et qu’ils le resteront « aussi longtemps que nécessaire ».

À cela s’ajoute le lancement d’un troisième programme de TLTRO ( targeted longer-term refinancing operations), afin de soutenir l’économie. Les TLTRO, en français, opérations de refinancement à plus long terme ciblées, constituent l’un des instruments non conventionnels de politique monétaire de la BCE.  Ce terme technique recoupe des mesures dites « non conventionnelles » qui permettent à la BCE d’octroyer des prêts à long terme aux banques commerciales à des taux très attractifs et sur des durées plus longues, tout cela dans un seul but : relancer l’économie via la distribution de crédit. L’objectif de ces mesures est donc d’inciter les banques à prêter davantage et à des conditions plus avantageuses aux entreprises, et aux consommateurs de la zone euro.

Ainsi grâce aux TLTRO, si une banque améliore suffisamment son activité de prêt à l’économie, elle peut emprunter à taux négatif auprès de la BCE. Autrement dit, la BCE paye la banque commerciale pour que cette dernière prête aux entreprises et aux consommateurs à des taux attractifs. Plutôt que de devoir verser des intérêts à la BCE, les banques vont donc recevoir des intérêts à hauteur de 0,4%, de la BCE, le niveau actuel du taux de facilité de dépôt.

Le lancement d’un troisième TLTRO aurait dû en théorie soutenir le secteur bancaire et les indices boursiers en général, or c’est l’inverse qui s’est produit. Les marchés ont vu le verre à moitié vide. Pour eux les mesures de soutien annoncées par la BCE sont surtout le signe d’un ralentissement manifeste de la croissance en zone euro. De même, la persistance des taux à un niveau plancher continuera à peser sur les marges des établissements financiers. Dans ce contexte, « les trois pilules » proposées par Mario Draghi ne semblent pas suffire à remonter le moral des marchés.

Pour en savoir plus : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2019/03/07/20002-20190307ARTFIG00256-la-bce-degaine-des-mesures-de-soutien-a-la-zone-euro.php

Nous espérons que cela vous a plu ! À la semaine prochaine pour un nouveau numéro !

Rédigé par : COLOTTE Guillaume pour IÉSEG Finance

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