La croissance aux États-Unis dépasse toute projection

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue sur notre hebdomadaire financier.

Cette semaine nous vous proposons un article sur la croissance américaine.

La croissance aux États-Unis dépasse toute projection.

La croissance du PIB aux États-Unis au premier trimestre se révèle nettement plus forte que prévu, dépassant les projections des analystes et même celles de l’administration Trump. En effet, selon une première estimation du département du Commerce, l’expansion de la première économie mondiale s’est établie à 3,2% en rythme annuel de janvier à mars, alors que les analystes misaient sur 1,9% après 2,2% au 4èmetrimestre. Ainsi, loin de ralentir, comme il pouvait être annoncé durant l’hiver, la conjoncture américaine s’accélère en réalité.

Néanmoins, la tendance est relativement trompeuse car elle résulte en partie de facteurs temporaires. Le scénario de la croissance se révèle donc bien plus complexe. Tout d’abord, la chute des importations et une belle poussée des exportations ont permis de réduire le déficit commercial des États-Unis de janvier à mars. À elle seule cette tendance est responsable d’un tiers de la croissance de l’économie américaine au cours de la période, soit plus d’1%.

Cela peut notamment s’expliquer par l’action de certains importateurs qui ont délibérément augmenté leurs achats l’an dernier avant les impositions successives de droits de douane par l’administration Trump, principalement sur des produits chinois. En exagérant les chiffres des importations l’an dernier, cette tactique résulte début 2019 en un rattrapage qui minimise au moins temporairement le déficit commercial.

Autre raison de craindre que l’embellie sur le front commercial ne dure guère est la suspension des livraisons de Boeing 737Max, effective depuis la mi-mars. Cette source importante d’exportations va temporairement s’évanouir après les révélations concernant ces appareils qui sont depuis cloués au sol partout à travers le monde. Cette baisse sera prise en compte dans les prochains chiffres des exportations et pèsera sur le produit intérieur brut au second trimestre.

Enfin, le dernier facteur qui dope la croissance, mais probablement de manière passagère, est l’accumulation des stocks. Le phénomène qui ajoute 0,65% au chiffre de la croissance, est le plus marqué depuis le second trimestre 2015. Toutefois, nous pouvons donc craindre qu’au second trimestre, un déstockage handicape la conjoncture. Reste que le plus frappant est le ralentissement de la consommation, principal moteur de l’économie américaine. Les dépenses de consommation n’ont progressé qu’au rythme de 1,2% de janvier à mars, contre 2,5% au quatrième trimestre.

Néanmoins ces chiffres dans leur ensemble sont une bonne nouvelle et annoncent qu’un rattrapage favorable peut donc se produire au printemps. Cependant, la morosité dans le secteur de la construction résidentielle et dans l’automobile reste problématique. Elle devrait inciter la Fed à prolonger encore quelque temps la pause décidée en janvier après quatre hausses de ses taux directeurs en 2018.

Pour en savoir plus : https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/04/26/les-etats-unis-ont-enregistre-une-croissance-de-3-2-au-1er-trimestre_5455460_3234.html

Nous espérons que cela vous a plu ! À la semaine prochaine pour un nouveau numéro !

Rédigé par : COLOTTE Guillaume pour IÉSEG Finance

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