La croissance en panne

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue sur notre hebdomadaire économique et financier !

Cette semaine, nous tentons de décrypter le contexte économique actuel par le biais de la croissance mondiale. Elle est aujourd’hui au centre de l’attention des gouvernements et des institutions financières et représente un enjeu déterminant pour l’évolution de nos systèmes économiques.

La croissance économique représente une variation positive de la production de biens et de services dans une économie. Cette variation connaît des cycles, qui comprennent des périodes de croissance et de récession. On distingue des cycles longs (40 à 60 ans) et des cycles courts dits « des affaires » (8 à 10 ans). La crise de 2008-2010 marque la dernière récession, suivie par une période de croissance globalement ininterrompue jusque aujourd’hui. Beaucoup d’économistes craignent ainsi une entrée prochaine en récession. Quels sont leurs arguments ?

Evidemment, le contexte géopolitique en est le principal instigateur. Le conflit sino-américain est dans toutes les têtes et va jusqu’à impacter des secteurs non directement impliqués dans les tensions. Le Brexit fait peur aux investisseurs et Londres a déjà perdu de sa superbe. Les leaders politiques à la tête des principales puissances mondiales créent des imbroglios aux conséquences fâcheuses pour les marchés financiers, qui exècrent le doute.

Sans citer les centaines de données économiques qui paraissent chaque année, certaines sont particulièrement scrutées par les analystes : c’est par exemple le cas des prévisions de croissances mondiales de l’OMC (qui sont tombées de 2,6% à 1,2% mardi dernier), des indices de croissances manufacturiers et industriels (qui sont généralement les premiers à décliner au début d’une récession, et tombés à des niveaux historiquement bas en septembre), ou encore des courbes de taux américaines qui suivent des figures inquiétantes (sans rentrer dans les détails de l’analyse, les investisseurs ont plus confiance dans l’économie à 10 ans qu’à 2 ans, ce qui n’était pas arrivé depuis 2008, juste avant la panique financière).

Cependant, la situation est loin d’être aussi explosive qu’avant la dernière récession. L’économie est bien plus solide qu’avant la crise de 2008, et les banques centrales ont déjà commencé à baisser leurs taux directeurs pour la soutenir (une mesure qui incite les banques à prêter plus facilement, sous contrainte de payer plus cher l’argent « dormant » qu’elles confient sans rien en faire aux banques centrales). Malgré les gigantesques dettes des Etats, aucune bulle ne semble se profiler à l’horizon. Le futur proche de nos économies est particulièrement incertain, et il fait peu de doute qu’avec les ralentissements des puissances chinoise et américaine, la croissance entre dans une ère de disette. Qui devra se serrer la ceinture ?

Nous espérons que cet article vous a plu et nous vous retrouvons dans 2 semaines pour le prochain numéro !

 

Rédigé par Olivier Boutineau pour IESEG Finance

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