L’ovalie : un sport sous-estimé ?

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue sur notre hebdomadaire économique et financier !

Aujourd’hui, on parle de ballon ovale, d’essai, de placage, ou encore de chistera. Vous l’aurez compris, notre article de la semaine portera sur le rugby.

De retour après 4 ans d’attente, au Japon, la coupe du monde est aujourd’hui remise en jeu : qui remportera le célèbre William Webb Ellis Trophy ? Après la défaite de la France face au Pays de Galles hier, sa couleur semble néanmoins un peu ternie. On se risque quand même à vous en dire plus.

Né au 19ème siècle en Angleterre, le rugby regroupe aujourd’hui environ 8,5 millions de pratiquants à travers le monde, dont 3,2 millions à un niveau professionnel.

Derrière ce sport pour le moins haut en couleur, se cache une économie relativement importante et sous-estimée. En 2017, une étude menée par Deloitte révèle que le rugby professionnel français pèserait autour d’un milliard d’euros, le plaçant sur la deuxième marche du podium derrière le football. Il représente plus de 5000 emplois et rassemble une trentaine de clubs. Les répercussions indirectes du sport sur l’économie françaises sont estimées à 134 millions d’euros. Sport local, sport dépassé ? Le budget des clubs a été multiplié par 7 depuis la création du top14 en 1998 (26 millions en moyenne). Et c’est sans parler des droits télévisés, multipliés par plus de 10 (autour de 110 millions d’euros par an). Le rugby français est loin d’avoir dit son dernier mot, et la tendance ne devrait pas s’inverser avant la prochaine coupe du monde en 2023, hébergée par… La France, bien entendu.

Qu’en est-il en dehors de nos frontières ? Traditionnellement, le rugby est pratiqué dans les pays du Commonwealth (mais pas uniquement) : les régions du Royaume-Uni, La Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Afrique du Sud, l’Irlande, l’Argentine et la France accueillent les principaux pratiquants. L’organisation de l’édition 2019 de la coupe du monde au Japon est un signe de mondialisation du ballon ovale. Entre 400 000 et 500 000 spectateurs sont attendus au total, pour 1,8 million de places vendues, un chiffre supérieur aux 350 000 fans de l’édition précédente en Angleterre. En dehors des entrées, des retombées économiques (produits dérivés, tourisme local, …) de 300 millions d’euros sont attendues.

Conséquence improbable de cet engouement : une pénurie de bière est crainte par les organisateurs. Pour vous donner une idée, la coupe du monde de 2015, c’était 2 millions de litres de bières dans l’estomac de nos amis anglais fans de rugby, soit 40 000 fûts.

On espère que vous ne ferez pas une fourchette de cette anecdote et que notre article vous donnera envie de lancer le ballon comme des pizzaïolos, et nous vous attendons dans 2 semaines pour le prochain numéro !

La bise financière.

Rédigé par Olivier Boutineau pour IESEG Finance

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